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Coup de chaleur ou insolation : différence, signes et conduite à tenir

En été, lors d’une baignade, d’un camp, d’un accueil collectif de mineurs ou d’une activité sportive, la chaleur peut provoquer un malaise, une insolation ou un coup de chaleur.

En secourisme, l’objectif est simple : protéger la victime, la soustraire à la chaleur, rechercher les signes de gravité, alerter si nécessaire, refroidir progressivement et surveiller son état.

Formule clé : l’insolation est liée au soleil direct. Le coup de chaleur correspond à une surchauffe du corps et peut devenir une urgence vitale.

Pourquoi ce sujet est important en PSC, PSE, ACM et BSB ?

Une victime exposée à la chaleur peut d’abord présenter des signes peu spécifiques : fatigue, maux de tête, nausées, crampes, soif, rougeur, comportement inhabituel. Mais la situation peut évoluer vers une détresse plus grave.

En PSC, le sauveteur doit reconnaître une situation anormale, protéger la victime, demander un avis médical ou alerter les secours selon la gravité. En PSE, l’équipe secouriste réalise un bilan, recherche les détresses vitales, transmet au médecin régulateur et applique les consignes reçues.

En ACM ou lors d’une baignade surveillée, l’enjeu est double : prévenir avant l’apparition des signes, puis savoir réagir si un enfant ou un adulte présente un malaise lié à la chaleur.

À retenir : face à la chaleur, la prévention commence avant le malaise : eau, ombre, pauses, adaptation de l’activité et surveillance des comportements inhabituels.

Insolation ou coup de chaleur : quelle différence ?

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Insolation

L’insolation est liée à une exposition directe de la tête au soleil. Elle peut provoquer maux de tête, nausées, rougeur, fièvre, somnolence, malaise ou comportement inhabituel.

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Coup de chaleur

Le coup de chaleur correspond à une surchauffe de l’organisme. La température peut devenir très élevée et des troubles neurologiques peuvent apparaître : confusion, convulsions, perte de connaissance.

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Déshydratation

Elle peut accompagner la chaleur : soif, fatigue, bouche sèche, vertiges, urines rares, crampes ou malaise. Chez l’enfant, elle doit être prise au sérieux.

Point important : le coup de chaleur n’est pas une simple fièvre. La priorité est de soustraire la victime à la chaleur, de la refroidir, de surveiller son état et d’alerter en cas de signes graves.

Les signes qui doivent alerter

Les signes liés à la chaleur peuvent commencer discrètement. Le secouriste doit rechercher les signes de gravité, surveiller l’évolution et ne jamais laisser la victime seule si son état est inquiétant.

Signes modérés

Maux de tête, fatigue, nausées, soif, crampes, rougeur, enfant moins dynamique.

Signes inquiétants

Somnolence, confusion, malaise, vomissements répétés, respiration rapide.

Signes graves

Perte de connaissance, convulsions, délire, température très élevée : 15 ou 112.

Conduite à tenir : approche PSC / PSE

Approche PSC : témoin ou sauveteur isolé

  • arrêter immédiatement l’activité ;
  • mettre la victime à l’ombre ou dans un lieu frais ;
  • l’installer au calme, si possible allongée ou en position confortable ;
  • desserrer ou retirer les vêtements superflus ;
  • rafraîchir avec de l’eau fraîche, des linges humides ou une ventilation ;
  • faire boire par petites prises si la victime est consciente et capable de boire ;
  • surveiller la conscience, la respiration et l’évolution ;
  • demander un avis médical ou appeler le 15 / 112 en cas de doute ou de signes graves.

Approche PSE : équipe secouriste

  • réaliser le bilan circonstanciel et rechercher l’exposition à la chaleur ;
  • réaliser le bilan d’urgence vitale : conscience, respiration, circulation ;
  • soustraire la victime à la cause : soleil, chaleur, effort ;
  • déshabiller ou retirer les vêtements superflus pour faciliter le refroidissement ;
  • refroidir activement : linges mouillés, aspersion, ventilation, froid local si disponible ;
  • transmettre un bilan au médecin régulateur ;
  • appliquer les consignes reçues ;
  • surveiller attentivement la victime et réévaluer régulièrement.
Urgence : si la victime présente une détresse vitale, une perte de connaissance, des convulsions, une confusion importante, une respiration anormale ou une aggravation, il faut appeler immédiatement le 15 ou le 112 et suivre les consignes du médecin régulateur.

Refroidir la victime : un geste central

Face à un coup de chaleur suspecté, le refroidissement doit commencer rapidement. Il faut retirer les vêtements superflus, mettre la victime dans un lieu frais, mouiller la peau, appliquer des linges humides et ventiler si possible.

En équipe PSE, selon les moyens disponibles et les consignes médicales, il est possible d’utiliser des dispositifs de froid, notamment sur la tête, la nuque, les aisselles ou les plis de l’aine, tout en poursuivant la surveillance du bilan.

Le refroidissement ne remplace pas l’alerte si la victime présente des signes graves. Il doit être associé à la transmission du bilan et au respect des consignes du médecin régulateur.

Formule clé : face au coup de chaleur, on ne traite pas seulement une température. On protège une victime, on refroidit, on surveille et on alerte si l’état est grave.

Ce qu’il ne faut pas faire face à un coup de chaleur

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Attendre que ça passe

Un malaise lié à la chaleur peut s’aggraver. Si les signes sont importants ou évoluent, il faut demander un avis médical ou alerter.

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Laisser reprendre l’activité

Une victime symptomatique ne doit pas reprendre l’effort, retourner jouer ou repartir au soleil sans surveillance adaptée.

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Traiter comme une simple fièvre

Le coup de chaleur n’est pas une fièvre classique. La priorité est le refroidissement et l’alerte en cas de signes graves.

Point important : ne pas donner de médicament de sa propre initiative en ACM. Toute administration doit respecter le cadre prévu : prescription, avis médical, PAI ou consignes du médecin régulateur.

En ACM et en baignade : prévenir avant d’intervenir

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Hydratation régulière

Les enfants ne demandent pas toujours à boire. Il faut organiser les temps d’hydratation avant l’apparition de la soif ou de la fatigue.

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Ombre et pauses

Briefings, repas, attentes, regroupements et pauses doivent se faire à l’ombre ou dans un lieu frais.

Horaires adaptés

Les activités physiques et baignades doivent être adaptées aux heures chaudes, à la météo et à la fatigue du groupe.

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Protection solaire

Casquette, vêtements adaptés, crème solaire, lunettes si besoin : la prévention commence avant l’exposition.

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Surveillance du comportement

Un enfant qui devient silencieux, confus, très fatigué, pâle, rouge ou inhabituel doit être sorti de l’activité.

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Assistant sanitaire

L’assistant sanitaire doit être informé des malaises, des signes inquiétants, des traitements, des PAI éventuels et des décisions prises.

Baignade et chaleur : attention au faux sentiment de sécurité

Être près de l’eau ne protège pas automatiquement de la chaleur. Les enfants peuvent rester longtemps au soleil avant ou après la baignade, courir, se déshydrater, se fatiguer ou entrer brutalement dans l’eau après une forte exposition.

Le titulaire du BSB doit tenir compte de la chaleur dans l’organisation : temps de baignade adapté, zone d’ombre, hydratation, entrée progressive dans l’eau, surveillance des enfants fatigués et décision de raccourcir ou reporter si les conditions sont mauvaises.

Formule clé : une baignade ne compense pas une mauvaise organisation face à la chaleur. Ombre, pauses, hydratation et surveillance restent indispensables.

Prévenir les malaises liés à la chaleur : checklist terrain

Avant l’activité

  • vérifier la météo et les alertes chaleur ;
  • prévoir de l’eau en quantité suffisante ;
  • prévoir des zones d’ombre ;
  • adapter les horaires ;
  • prévoir casquettes et protections solaires ;
  • identifier les enfants fragiles ou sous PAI ;
  • adapter ou annuler si les conditions sont défavorables.

Pendant l’activité

  • faire boire régulièrement ;
  • mouiller le corps si besoin ;
  • faire des pauses fréquentes ;
  • surveiller fatigue, rougeur, pâleur et comportement ;
  • réduire les efforts physiques ;
  • sortir du soleil dès les premiers signes ;
  • réévaluer régulièrement le maintien de l’activité.

Le lien avec la formation PSC et PSE : bilan, alerte et surveillance

En PSC, le sauveteur apprend à protéger, examiner, alerter et secourir. Face à un malaise lié à la chaleur, il doit reconnaître les signes anormaux, mettre la victime au repos, la soustraire à la chaleur, la rafraîchir et alerter si nécessaire.

En PSE, les secouristes réalisent un bilan structuré, recherchent les détresses vitales, transmettent au médecin régulateur, appliquent les consignes reçues et surveillent attentivement l’évolution de la victime.

Message final : face à la chaleur, la bonne conduite repose sur quatre piliers : protéger, refroidir, alerter et surveiller.

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Source indicative : recommandations nationales de premiers secours PSC/PSE et conduites à tenir secouristes.